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La solitude du coureur de fond
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4 Septembre 2014 - Commission communication (Commission comunication)
La solitude du coureur de fond

RECOMMANDATION DE LECTURE POUR ATHLÈTES ET INTERNAUTES CURIEUX
Parce qu’un peu de lecture ça ne peut pas faire de mal ! Que vous soyez coureur à pied ou non, lisez La solitude du coureur de fond d’Alan Sillitoe. Un récit qui vous marque pour longtemps.

 

 

La solitude du coureur de fond, parue en 1960, est une longue nouvelle sur la réhabilitation sociale d’un jeune prolo anglais — Colin Smith. Le directeur de maison de correction, où il séjourne pour un vol commis dans une boulangerie, au nom de la société, veut le rendre honnête. Par le sport et la course à pied. Mais, Colin Smith a ses propres règles du jeu…

Pour François Gallix, le traducteur qui préface l’ouvrage, La solitude du coureur de fond se lit « si possible d’un seul trait, mais en la dégustant par petites gorgées, un peu comme ces habitués des pubs qui savourent lentement, mais régulièrement, sans de trop longs arrêts une pinte de bitter pour bien conserver en bouche et pour longtemps toute son amertume tonique et régénératrice ». Tonique et régénératrice, elle l’est aussi pour moi.

Quand je m’agite des guibolles sur le tartan, le bitume, les chemins creux et sentiers de la forêt de Bord, en compétition, seul ou avec les potes du club. Quand on fractionne. Quand ça bagarre. Quand je suis dans le « dur », Colin Smith est mon ange gardien. Ça va aller mon gars me souffle-t-il. Oublies que tu cours, laisses aller tes pensées et tu vas filer comme le vent. Et chaque fois, un petit miracle s’accomplit. Je passe le cap ! Alors, que vous soyez coureur à pied ou non, lisez La solitude du coureur de fond d’Alan Sillitoe comme une ode à la méditation. Puissante. Libertaire.

Une fois la lecture commencée, même si dès le début on connaît la fin de la course, on reste vrillé à ce récit. Impossible de lâcher l’histoire, saisi aux tripes par l’écriture, le style épuré, gratté jusqu’à l’os. Très enlevé, musical, il fait penser à un opéra de Richard Wagner – La Chevauchée des Walkyries – ou au rock’and’roll engagé de The Clash – Police on my back. Avec des mots simples, Alan Sillitoe nous plonge dans les pensées de son coureur-conteur Colin Smith ; dans son monde imaginaire, allégorique, familial, poétique, social, lyrique. Mais aussi dans celui dur et impitoyable des « pour la loi » qui guettent le moindre faux pas des « hors la loi ». Et lui, il a choisi son camp « et ça sera toujours comme ça ».

Petites mises en bouche.

« Dès mon arrivée à la maison de correction, ils ont fait de moi un coureur de fond. Ils ont probablement pensé que j’étais fait pour ça parce que j’étais grand et maigre pour mon âge (et j’ai pas changé), et en tous cas ça m’a pas beaucoup gêné, pour vous dire la vérité, parce que la course, ça a toujours été bien vu dans la famille, surtout quand il fallait courir avec la police aux fesses. J’ai toujours été bon à la course : bonne vitesse, bonne foulée, le seul ennui, c’est que j’ai beau courir vite et j’allais à toute blinde, vous pouvez me croire sur parole, mais ça m’a pas empêché de me faire piquer par les flics après le coup de la boulangerie ».

« Vous allez peut être trouver que des coureurs de fond dans une maison de correction, on voit pas ça tous les jours, parce que la première chose que ferait un coureur de fond lâché au beau milieu des champs et des bois, ça serait de foutre le camp. »

« Si certains d’entre vous veulent des tuyaux sur la course, ne vous pressez jamais et ne montrez jamais aux autres coureurs que vous êtes pressés, même si vous l’êtes.

(…)

Parce que voyez-vous, je ne fais jamais la course, je me contente de courir et en un sens je sais que si j’oublie que je fais une course et que je me contente d’aller au petit trot jusqu’à ce que je ne sache plus que je cours, je gagne toujours.

(…)

Et si j’en ai été capable, c’est parce que j’ai pensé, et je me demande si, parmi les coureurs, je suis le seul à utiliser cette méthode qui consiste à oublier que je cours parce que je suis trop occupé à penser.

(…)

Je me sentais en pleine forme cet après-midi, sachant que personne ne pourrait me battre à la course, mais bien décidé à me battre moi-même à la fin de la journée. »

 

Pierre-Antoine Garcia
Vice-président du VRAC chargé de la Communication

La solitude du coureur de fond

Alan Sillitoe
Traduit de l'anglais et préfacé par François Gallix
Roman (poche). 71 pages
Éditions du Seuil, novembre 1999
4,47 euros

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