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« Pour donner la vie à Colin Smith, il fallait courir ! »
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18 Mars 2014 - Commission communication (Vice-Président commission comunication)
« Pour donner la vie à Colin Smith, il fallait courir ! »

INTERVIEW EXCLUSIVE DE PATRICK MONS METTEUR EN SCÈNE ET COMÉDIEN DE LA PIÈCE DE THÉÂTRE LA SOLITUDE DU COUREUR DE FOND
Après un détour par le lieu, MAINS D’ŒUVRES, où se jouait la pièce le 6 février dernier. Voici, après sa sortie de scène et une rencontre avec le public, l’interview que m’accordée Patrick Mons. Récit d’une plongée spéléologique par la face chaude dans la création d’une œuvre théâtrale originale où la musique d’Art Pepper est l’âme de Colin Smith !

 

AMI(E)S ATHLÈTES ET INTERNAUTES CURIEUX, je viens à nouveau vous parler de La Solitude du coureur de fond. Cette fois-ci, c’est pour vous faire partager l’entretien que m’a accordé le 6 février dernier, Patrick Mons le metteur en scène et comédien de l’adaptation de l’œuvre d’Alan Sillitoe au théâtre. Mais avant, retour sur le lieu où se jouait la pièce : MAINS D’ŒUVRES à Saint-Ouen (Paris) (1).

Un lieu au nom évocateur, MAINS D’ŒUVRES

Dès l’arrivée devant l’entrée, le nom du lieu vous frappe : MAINS D’ŒUVRES ! Quoi de plus normal me direz-vous pour un lieu de rencontres et de créations artistiques comme on voudrait en voir un chez nous, dans les environs de Val-de-Reuil. Et oui ! À MAINS D’ŒUVRES, on a les mains dans l’œuvre car comme disait René Descartes « ce que l’esprit conçoit, la main le réalise ». Que l’œuvre soit photographique, l’écriture d’une pièce de théâtre, d’un livre ou d’un album de musique, la création d’un spectacle de danse, la réalisation d’un enregistrement discographique… Par la réflexion, l’écriture et la confrontation au monde extérieur on la mixe, la pétrit, la malaxe, la modèle, la façonne pour l’extraire de sa matrice nourricière. La pensée. Ainsi, la main écrit, crayonne, dessine, trace, griffonne, colorie, noircit des pages de papier à dessin, couché, Ozalid, d’écolier, à musique, etc. pour donner la vie à une œuvre dont par « l’artifice humain » (2) l’usage va traverser le temps. Et enrichir celui qui la rencontre. Hier, aujourd’hui, demain. Ensuite, il faut encore de la main d’œuvre (imprimeur, metteur en scène, éclairagiste, preneur de son, électricien, décorateur…), des personnes qui mettent les mains dans le cambouis pour que l’œuvre soit présentée au public.

Ce qui frappe aussi à MAINS D’ŒUVRES ce sont la convivialité et la chaleur dégagées par le lieu malgré la taille du bâtiment 4.000 m2. Ouvert tous les jours de la semaine de 9h00 à minuit, on peut y déjeuner au restaurant, prendre un café au bar ou encore participer à un atelier d’écriture. La décoration régale l’œil avec des graffitis, des patchworks d’affiches musicales, des collages d’affiches de films, y compris jusque dans les toilettes. Les visiteurs, artistes résidents, spectateurs, bénévoles de l’association MAINS D’ŒUVRES sont plutôt jeunes et les contacts faciles. Exemples. En attendant le début de la pièce, je m’attable au milieu du bar. Je sirote un café et pose mon chapeau sur la table. Un moment passe, un jeune type à la barbe de trois jours savamment taillée s’approche. Et me demande si c’est un Stetson. À partir de là, la conversation se noue et il m’apprend qu’il joue dans un groupe de pop rock en résidence, ici, et ce soir, il vient là pour répéter.

Ce sont deux jeunes filles bénévoles de MAINS D’ŒUVRES, Grenadine et Colombine, qui m’ont présentée leur association où elles assurent l’accueil au bar et tiennent la caisse. Elles aussi font partie de la main d’œuvre, elles mettent le spectateur dans le meilleur confort pour qu’il se régale. Jolie tâche, très estimable. C’est grâce à elles que j’ai pu décrocher l’interview avec Patrick Mons le metteur en scène et comédien de La solitude du coureur de fond.

***

Interview exclusive de Patrick Mons metteur en scène et comédien de la pièce de théâtre La solitude du coureur de fond

Après la sortie de scène de Patrick Mons et la rencontre de toute l’équipe de La Lune et L’Océan avec le public, l’interview débute par une promenade dans les étages et les couloirs de MAINS D’ŒUVRES. Histoire de s’échauffer et de faire un brin connaissance. D’abord, on recherche qui a la clé des loges, ensuite où se trouve les bonnes loges, à savoir l’Atelier 11 au 1er étage. Après quoi nous voilà dans une grande pièce où il y a des instruments de musique, des malles, des sacs et bien d’autres choses encore. Dans un angle à droite de l’entrée, on repère un canapé bleu. On s’installe confortablement côte à côte. Patrick Mons, le regard pétillant a le contact facile et chaleureux. Je sors le magnétophone de mon sac à dos et la nouvelle d’Alan Sillitoe truffée de phrases surlignées au feutre orange et d’annotations personnelles. Sous le plancher, on entend la rythmique d’un groupe de rock qui répète l’intro d’une chanson. J’appuie sur le bouton « On » et c’est parti !

Plongée spéléologique par la face chaude dans la création d’une œuvre théâtrale originale : La solitude du coureur de fond.

Bonsoir Patrick Mons. Merci de nous recevoir après votre sortie de scène et la rencontre qui a suivi avec le public. Nous venons de voir le spectacle La solitude du coureur de fond une longue nouvelle d’Alan Sillitoe paru en 1959. C’est une nouvelle libertaire, elle nous plonge dans l’espace mental de Colin Smith que l’administration pénitentiaire prétend remettre dans le droit chemin par la course à pied. Comment avez-vous eu l’idée d’adapter ce texte pour le théâtre ?
C’est un metteur en scène anglais avec lequel j’ai travaillé, Charles Lee qui m’en a parlé la première fois. Et j’ai lu le texte… et ça m’a fait un choc extraordinaire. Et j’ai voulu le monter absolument. Après, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Je ne savais pas comment le faire, et ça c’est décidé petit à petit au fil du temps. Ça a mis quasiment deux ans à se faire ; entre l’idée de la vidéo, l’idée de courir sur place, l’idée du saxophone et de la musique d’Art Pepper. Mais ce qui compte, c’est l’essence même du texte. C’est ce type auquel on dit « tu vas te réhabiliter si tu arrives le premier », et il y a des choses dans le texte comme ce que dit Colin Smith à un moment « peut-être que dès que l’on a le dessus sur quelqu’un on meurt ». Effectivement c’est une chose très libertaire, et il y a des choses où lui, il se rapproprie ce qu’il est, il se rapproprie son corps ; et finalement il fait un pied-de-nez terrible au directeur. Un pied-de-nez de classe quasiment ! C’est-à-dire que lui (Colin Smith), c’est p’tit gars des faubourgs et il y a un jeu qu’il ne va pas jouer. Il ne va pas jouer le jeu du directeur qui est plutôt du côté des lords et des ladies qu’il appelle comme ça, des bourgeois. Il ne veut pas être utilisé, instrumentalisé pour qu’il puisse dire « Ah vous voyez mes p’tits gars j’en fais des gens bien ». Alors que de gagner une course et d’être le premier, ce n’est pas pour autant qu’on est quelqu’un de bien ou d’exceptionnel. Donc, il ne joue pas ce jeu-là. Il reste du côté où il a toujours été, et surtout il découvre à travers la course et l’entraînement à la course qui il est. Voilà, il se rapproprie sa conscience, son corps. Bref, c’est une nouvelle qui parle de ça, qui parle d’un individu qui acquière son libre arbitre. Plus que sa liberté même encore !

Quand vous avez lu la nouvelle, la première lecture comment s’est-elle faite ? C’était tout d’un trait ? Y-a-t-il eu des coupures ? Vous êtes revenu sur le texte ? Comment ça c’est passé ?
C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu la monter au théâtre. C’est que l’on prend la première ligne et c’est impossible de lâcher. C’est impossible de lâcher. Ça dure le temps d’une course, la lecture. À peu près une heure et demie. Mais on ne peut pas lâcher ! C’est le temps d’une course de fond. C’est le temps d’un semi (marathon). Dans cette idée-là, sur ce rythme-là, l’idée c’était de se dire c’est absolument à porter au théâtre ; et d’autant plus qu’à la lecture on se rend compte que l’auteur parle au lecteur d’une manière très intime. Et donc au théâtre on arrive à retrouver cette chose-là où on parle au spectateur, et on parle de l’intérieur du corps du type qui s’entraîne et de ce qui se passe à l’intérieur de lui. À un moment, il y a des écrous rouillés à l’intérieur de son corps qui brinquebalent. Enfin, on vit vraiment toute son évolution. Ce soir (lors de la rencontre avec le public), il y avait une spectatrice qui disait « on est à l’intérieur de son second souffle ». Oui ! On a tout ça parce que l’idée de courir et de parler et de jouer en courant s’imposait. Parce que ce n’était pas possible de le faire autrement pour rendre hommage à ce personnage que de courir sur scène. C’était impossible de le dire autrement. Il fallait courir ! Donc je me suis mis à faire des marathons et je suis devenu coureur de fond (rires).

 

C’est très intéressant puisque les marathoniens nous nous posons souvent la question : « on associe ou on dissocie nos pensées ? » pour mettre la souffrance de côté. Mais comment fait-on pour rentrer dans la peau de Colin Smith ? Parce que a priori celui qui va prendre la nouvelle, va la lire et qui oserait se dire je vais la présenter sur scène… Le texte est extrêmement fort même si c’est avec des mots simples compréhensibles par tout le monde. C’est quand même un texte très puisant. Comment fait-on pour rentrer dans la peau de ce prolo qui a son honnêteté à lui et qui ne veut pas s’en laisser compter par le système ?
Je l’ai lu avec l’avertissement de Charles Lee, le metteur en scène, qui m’avait dit « lit ça et peut être que tu pourras en faire quelque chose ». Déjà, ça m’a mis un petit truc dans la tête. Et puis comme je suis comédien, forcément au bout d’un moment, le texte est très musical, ça avance. On visualise assez rapidement la foulée d’un athlète dans le rythme des phrases. Et puis c’est un choc. Moi je suis tombé complètement raide dingue de ce personnage. C’est un coup de foudre ! Après peu importe que ce soit un p’tit gars des faubourgs anglais, machin, qu’il soit d’Honolulu ou n’importe quoi. Ce que ce type-là raconte de l’intérieur de lui-même, c’est une rencontre intime qui parle. On se dit je n’ai pas envie d’être lui, mais j’ai envie de le défendre et quelque part de se, de me permettre de devenir lui sur scène pendant une heure et demie c’est un pied absolu ! Car ce qu’il défend c’est absolument magnifique. Son dernier geste est grandiose.

On se rend compte finalement que la tête fait intégralement partie du corps…
Voilà ! C’est ça. Oui. Vous parliez de la souffrance au 30ème kilomètre où le fameux mur du marathon, si on ne fait pas appel à sa tête, le corps se dit « oui, ça va ce que tu me fais faire c’est insupportable ». Effectivement, c’est la tête qui guide énormément le corps, et le corps alimente la tête. Et c’est ce que l’on a dans ce texte qui est magique. Le corps en mouvement alimente la pensée ; et la pensée permet au corps d’aller au-delà de soi, si l’on peut dire.

À ce propos, pendant les répétitions comment avez-vous fait pour vous approprier le texte de la nouvelle qui fait plus de 70 pages ?
Au départ c’était un pari où je me disais mais ce n’est pas possible, je ne vais jamais y arriver. Quand j’ai pris le texte et quand on a fait la création, je me suis beaucoup entraîné à la course de fond, et après, pour un comédien aucun texte n’est difficile à mémoriser si on est complètement investi dedans. Parce que c’est de la mémoire sensorielle, et là de la mémoire sensorielle il y en a beaucoup. Parce qu’il y a les différents rythmes de la course, il y a les moments où ça s’arrête, les moments où ça reprend, les moments où il en peut plus, les moments où il est sur un nuage. Il y a beaucoup de repères partout et les sensations qu’il ressent, son passé qui remonte à la surface, comment il se souvient de son père, et cette histoire aussi qu’il veut rester fidèle à son père parce que son père est mort comme un « hors-la-loi », quelque part il ne va pas vivre comme un « pour-la-loi » dans cette course. Il y a beaucoup de choses qui sont très belles, qui sont des hommages. C’est tout son héritage qui revient. Mais il n’en fait pas quelque chose d’obtus et de têtu, c’est juste que lui-même trouve sa liberté à l’intérieur de ça. Avec tous ces mouvements-là de pensées et de physique et de ce qu’il faut mettre dans le corps pour jouer ce rôle, la mémoire ? C’est le texte qui rentre dans le corps.

Quand on est spectateur, on est particulièrement pris par les douze, quinze dernières minutes du spectacle où justement il va perdre sa course pour faire comme son père, être fidèle à ses idées, à sa classe, à ses origines et aussi fidèle à lui-même. Comment fait-on comme comédien pour rendre autant d’émotion et quand même mettre le texte à distance pour le jouer ?
Et bien je ne sais pas. C’est difficile à dire. Le texte rentre en soi, le personnage rentre en soi et après… Il y a beaucoup de travail de répétition, de calages de choses, mais après il faut ab-so-lu-ment se laisser aller et en-va-h-ir par le personnage. Bien sûr, il y a beaucoup de travail, de technique pour pouvoir garder ce que Michel Bouquet appelle « la tête « froide » et « la tête « chaude » » du comédien. Un comédien, c’est presque bipolaire. C’est un peu taré sur les bords. C’est-à-dire qu’il y a la « tête froide » qui dit : « là, à ce moment-là, il faut tu fasses ça » et la « tête chaude » qui dit : « va-s-y, lâ-ch-es-toi ». Donc, c’est trouver sa liberté à l’intérieur de quelque chose d’assez technique, mais en fait, après, la technique on l’oublie. C’est toute la liberté de rendre ce texte, ces émotions-là. C’est ça le travail du comédien : faire oublier la technique.

Et oui, parce que j’étais, et sans employer de superlatifs, très heureux de voir que Colin Smith habitait la scène !
Ah ça c’est chouette ! C’est un super compliment. Tant mieux ! J’espère qu’il est un peu là. Et d’ailleurs, je suis très fier d’une relation que la Compagnie La Lune et L’Océan a autour de ce projet depuis le début avec l’auteur de la traduction qui était un ami intime d’Alan Sillitoe, François Gallix. Il sera là demain (le vendredi 7 février) pour participer à une table ronde autour du spectacle. Parce qu’effectivement c’est un rapport particulier. Lui m’a laissé des petits mots comme ça, super « sympa », en me disant, en m’appelant Colin Smith. Il m’envoie régulièrement des messages pour me dire si Colin court toujours (rires). Et surtout, surtout qu’il ne gagne pas, qu’il reste fidèle à lui-même et qu’il fait un pied-de-nez aux « gras-du-bide » et aux « gros yeux ».

La musique est quelque chose de très fort quand le saxophone d’Esaïe Cid intervient, ou la clarinette. On a vraiment l’impression de rentrer davantage, encore plus, non seulement dans la tête mais aussi dans le corps, dans les tripes de Colin Smith…
Esaïe au saxophone qui joue la musique d’Art Pepper, c’est l’âme ! C’est l’âme de Colin Smith ! On a travaillé presque un an pour trouver les morceaux qui coïncidaient, comment on pouvait dire le texte parce que les pas du coureur sont aussi le rythme. Le tempo de la musique que joue Esaïe, la couleur, la sonorité… Esaïe c’est pareil, il est complètement investi dans l’histoire. Pour nous Colin Smith, c’est à la fois nôtre héros et nous-mêmes, mais on se met à deux pour le faire ; et c’est très très important. Il y a eu des coïncidences incroyables. La musique est essentielle, moi, elle m’aide beaucoup aussi. Pour énormément de choses. Pour la mémoire, pour savoir où on en est de l’évolution du personnage. Et il y a des hasards incroyables. Le dernier morceau, on l’a choisi comme ça (un peu par hasard en fait) parce que le répertoire d’Art Pepper est énorme, donc Esaïe a puisé ici et là, mais le dernier s’appelle « How can you loose », « Comment perdre ». C’est le dernier morceau, au dernier moment. Il a fait jouer ce thème. Et on s’est dit ce n’est pas possible ! On va jouer autour de ce thème, on va jouer le texte là dessus. Et après, il regarde le titre du morceau et il me dit : « tu sais comment ça s’appelle ? » On s’est dit, bon OK, on doit être un peu dans le vrai (rires).

Là, en vous entendant, on comprend bien que c’est un spectacle qui vous tient beaucoup à cœur. Mais comment on entre dans le personnage de Colin Smith, avant d’entrer en scène, et comment on en ressort après le spectacle ?
On en ressort pas pareil parce qu’il y a beaucoup de nuances. C’est un personnage qui traverse énormément de moments, mais on a toujours l’impression qu’il ne va jamais faillir. Il a pris une décision mais, comme je le disais tout à l’heure, il n’est pas têtu. Il la construit et il se rend compte petit à petit de la richesse que ça va être. Et du courage absolu qu’il faut pour avoir ce geste, parce qu’il le fait seul. Tous ses copains pourraient lui dire : « espèce de naze pourquoi tu ne gagnes pas la course ? » C’est complètement fou et courageux, individualiste et ce que l’on veut. Et pourtant, tout un groupe, après, va pouvoir le revendiquer ce geste. Parce qu’il est incroyable. Il pose une chose où il dit : « j’appartiens à un certain groupe, une classe, la classe ouvrière et je ne vais pas la trahir pour me pavaner sur un podium ». Mais on y entre comme ça, grâce à la richesse de la nouvelle et du personnage. Et puis je trouve que ça raconte beaucoup de choses sur aujourd’hui. Aujourd’hui, où justement il n’y a plus cette conscience de classe, où les choses sont complètement mélangées, on se dit c’est bien les gens honnête comme lui. Ça fait du bien.

Nous allons conclure sur ces derniers mots. Je vais vous laisser repartir vers vos amis. Je vous remercie pour ce spectacle aussi honnête, et qui a rendu le spectateur que j’étais dans la salle, tout à l’heure, très très heureux !

Merci à vous !

Entretien réalisé le Jeudi 6 février 2014, vers 23h00
Pierre-Antoine Garcia
Vice-président du VRAC chargé de la Communication

 

1. À MAINS D’ŒUVRES on peut voir des spectacles de danse, des concerts de musique, des expositions de photos, du théâtre, des ateliers de danse… Sur son site internet l’association MAINS D’ŒUVRES se présente ainsi : « Née en 1998 et installée dans l’ancien Centre social et sportif des Usines Valeo, un bâtiment de 4.000 m² proche du Marché aux Puces de Saint-Ouen, MAINS D’ŒUVRES est un lieu où l’on défriche, où les disciplines se frottent. On y soutient la création, l’expérimentation audacieuse, le croisement, les réseaux, la résistance et l’engagement politique. La ligne de force de la programmation théâtrale à Mains d’Œuvres sollicite une pensée résolument connectée aux enjeux politiques et sociaux, de nouvelles formes dramaturgiques ainsi que la recherche scénographique, qui se prête si bien à ce lieu, cet outil protéiforme à réinvestir sans relâche. »
2. Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Agora, Collection dirigée par François Laurent, Éditions Calmann-Lévy, Paris, 1961 et 1983.Dans cet ouvrage la philosophe réfléchit à ce qui fait la condition de l’homme moderne : le travail, l’œuvre et l’action. Pour elle, les produits du travail sont destinés à la consommation. Ceux de l’œuvre à l’usage. L’aspect principal de l’œuvre, d’un point de vue temporel, c’est sa capacité de durer. Cette capacité caractérise l’essence de « l’artifice humain », c’est-à-dire des objets fabriqués par la pensée pour penser dont on fait usage mais que l’on ne consomme pas. La nouvelle d’Alan Sillitoe paru il y a un demi-siècle, d’un point de vue artistique et culturel, est l’un de ces objets.

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